Introduction

Quelqu’un vous a fait du mal et vous pensez constamment à ce geste « impardonnable ». Sachez que cette attitude vous ronge de l’intérieur. Ce ressentiment vous empoisonne la vie. Il n’y a qu’une seule solution : pardonner. Ce geste est souvent difficile, alors voici différentes approches pour le rendre moins pénible :

Un homme pardonne et prend son enfant dans ses bras.

1) La rancune ne peut vous défendre

Oubliez la croyance erronée selon laquelle vous devez garder votre rancune pour éviter d’être offensé à nouveau. La rancune nous empêche de voir avec clarté. Elle nous empêche de mettre l’événement malheureux derrière nous afin de l’oublier. Pardonner ne signifie pas qu’on ne vous a pas fait de mal. Cela signifie simplement que vous ne laisserez plus ce souvenir douloureux empoisonner votre vie.

2) Donner le bénéfice du doute

Est-ce que vous connaissez toutes les circonstances qui ont poussé la personne qui vous a fait du mal à agir ainsi ? Non, nous connaissons rarement toute la vérité sur ces choses. Cette personne se trouvait peut-être dans une situation très difficile. Alors, pourquoi ne pas lui donner le bénéfice du doute ? Il n’est pas question ici de banaliser des gestes répréhensibles. Il est plutôt question de voir le côté humain derrière ceux-ci. Si le contexte s’y prête, favorisez votre pardon en réfléchissant de la façon suivante : « La personne, qui m’a fait du mal, a peut-être simplement régit à une situation contraignante. Dans les mêmes conditions pénibles, est-ce que j’aurais agi de la même façon ». Ceci contribuera à transformer votre rancoeur initiale en sentiment de compréhension.

3) Interprétation des gestes offensants

Ne vous attendez pas à ce que les gens réfléchissent comme vous et soient sensibles aux mêmes choses que vous. Les divergences d’interprétation sont normales. Lorsque l’on intègre cette réalité, notre perception du comportement des autres change radicalement. Lorsque nous réalisons que nos semblables ont des sensibilités parfois très différentes, nous augmentons grandement notre capacité à pardonner.

4) Considérer ses propres erreurs

Est-ce que vous avez déjà fait du mal à la personne qui vous a offensé, peut-être sans vous en rendre compte ? Est-ce que vous avez fait déjà du mal à qui que ce soit dans le passé ? La réponse à question précédente est assurément « oui ». Donc, en toute justice, c’est peut-être maintenant à vous de pardonner.

5) Ne pas attendre de réparation

Il est tentant de se conforter dans l’idée que la solution doit venir d’ailleurs que de soi. Pourtant attendre une réparation de la personne qui nous a blessé est généralement futile. Et cela nous empêche de prendre une attitude autonome afin de panser nos blessures nous-même.

6) Faire les premiers pas

Suite à un malentendu ou une dispute, nous avons parfois tendance à attendre que l’autre pose un geste. Après tout, « nous avons raison ». Cette situation a le pouvoir d’envenimer votre relation avec cette personne. Et si la personne qui vous a offensé fait partie de votre environnement de travail ou de votre famille, ce conflit a le pouvoir de rendre votre vie pénible. Il est donc important de pardonner et de faire les premiers pas de la réconciliation.

7) Donner une deuxième chance

Un membre de votre famille ou de votre entourage vous a offensé sévèrement. Tellement, que vous avez rompu tous les ponts avec lui depuis un bon moment. Pourquoi condamner cet individu à perpétuité ? Son geste répréhensible appartient au passé. Cet individu a mal agi, d’accord, mais depuis il s’est peut-être amélioré. Nous méritons tous une deuxième chance.

8) Si vous êtes croyant, pardonnez pour Dieu

Si vous êtes incapable pour l’instant d’éprouver de la compassion envers celui qui vous a offensé, alors pardonnez au nom de Dieu. Dieu est toujours une bonne raison de pardonner.

Limite : ne pas se laisser abuser

Pardonner n’implique pas de laisser les autres abuser de vous ou vous maltraiter. Dans certaines circonstances, il est d’ailleurs nécessaire de se protéger, tout en respectant les autres.

« Un petit pardon demande plus d’effort qu’une grande vengeance. »

 

Conclusion
On vous a fait du mal, ce n’est peut-être pas de votre faute. Mais après un certain temps, si ce mal continue à vous ronger, c’est de votre faute. Si l’offense est très grave, vous avez peut-être le désir de punir la personne en question. Résistez à cette tentation. La vengeance ferait de vous une plus grande victime. Par contre, le pardon peut fera de vous une meilleure personne.

« Le pardon ne change pas le passé, mais il enrichit le futur. » Proverbe sanscrit