Le VAUDOU ou encore VODOUN est né de la rencontre des cultes traditionnels des dieux yorubas et des divinités fon et ewe, lors de la création puis l’expansion du royaume Fon d’Abomey aux xvii e et xviii e siècles. Ainsi,Le vaudou est le fondement culturel des peuples qui sont issus par migrations successives de Tado au Togo, les Aja (dont les Fons, les Gouns, les Ewe… et dans une certaine mesure les Yoruba…) peuples qui constituent un élément important des populations au sud des États du Golfe du Bénin (Bénin, Togo, Ghana, Nigéria…).

Vaudou (que l’on prononce vodoun) est l’adaptation par le Fon d’un mot Yoruba dont la sémantique est « dieu ». Le vaudou désigne donc l’ensemble des dieux ou des forces invisibles dont les hommes essaient de se concilier la puissance ou la bienveillance.  De ce point de vue, les dieux ou divinités vodoun n’ont rien à voir le Dieu des chrétiens qui est uniques(Monothéisme).
 
Le vodoun  est donc l’affirmation d’un monde surnaturel, mais aussi l’ensemble des procédures permettant d’entrer en relation avec celui-ci. Le vaudou correspond au culte yoruba des Orishas. De même que le vaudou est un culte à l’esprit du monde de l’invisible. À chaque ouverture, le prêtre vodoun demande l’aide de l’esprit de Papa Legba pour ouvrir les portes des deux mondes.
 
Ainsi, le vodoun est aussi complexe et pluriel. Pluriel car il existe une multitude d’adorations. Le créateur serait, d’après les adeptes du culte vodou Mawu  et  Lissa; incarnation des principes masculin et féminin. De Mawu et Lissa seraient nés quatorze enfants dotés de pouvoirs surnaturels, ceux-ci auraient eu comme descendants Chango, ou Gou, le dieu du tonnerre, Sakpata, le dieu de la terre. A ces dieux principaux qui constituent la base du vodou, viennent s’ajouter d’autres dieux subalternes, que des chercheurs béninois ont pu identifier au nombre de 260. Sur ce point, on peut  citer les exemples suivants :
 
Hêviosso,  vodou du tonnerre, de la foudre, Lègba, vodou à la fois généreux et puissant,Ninssouhoué, représentant des ancêtres, à qui on doit la vénération, Tohossou, c’est un dieu qui s’incarne dans le sein de la femme dite innocente. Ou encore, Abikou, dieu bienfaiteur pour les enfants anormaux, Hovi, sorte de divinités extrêmement vénérées qui sont en fait des jumeaux, leurs mères jouissent d’une considération particulière…
 
A en croire le sociologue Amouzouvi Dodji, le vaudou peut être décrit comme une culture, un héritage, une philosophie, un art, des danses, un langage, un art de la médecine, un style de musique, une moralité, un pouvoir, une tradition orale et des rites.
 
Avec la traite négrière, la culture vaudou s’est étendue à l’Amérique et aux îles des Caraïbes, notamment Haïti. Elle se caractérise par les rites d’« incorporation » (possession volontaire et provisoire par les esprits), les sacrifices d’animaux, la croyance aux morts vivants (zombies) et en la possibilité de leur création artificielle, ainsi que la pratique de la sorcellerie sur des poupées à épingles (poupée vaudou). La pratique de leur religion et culture était interdite par les colons, passible de mort ou d’emprisonnement, et se pratiquait par conséquent en secret. Il fut donc supplanté par le christianisme qui contrairement à ce qui se véhicule, n’est pas une religion importée mais une religion universelle.