Le bruissement soyeux de ta robe qui glisse à tes pieds dans le jardin de nos désirs,

L’eau de ta bouche autour de nos langues qui se cherchent, se reconnaissent, s’enroulent,

La caresse agaçante de ta main sur le bout de mon sein.

La coupe de ma main épouse ton sein rond,

Le mamelon se gonfle, s’agace sous l’effleurement en une longue onde de plaisir acidulé.

Ta jambe frôle la mienne, en tapinois, s’enhardit, s’assure, effrontée, s’enroule en un baiser de liane.

Mes dents mordent tes lèvres gonflées de désir, touchent les tiennes avec un cliquetis ténu.

Une main glisse vers ton ventre mat, l’autre chemine en arabesques de ton cou délicat vers le creux langoureux de tes reins.

Le vide cherche le plein, reflet d’un paradis perdu, réminiscence d’essence divine.

Au matin, mon Eve, le soleil nous retrouve nus, enlacés dans le parfum du jasmin, perdus dans les galaxies.