De temps en temps, le soir, je sens quelque chose qui éclate en moi et qui m’inonde de bonheur. Et je le dis. J’aime ce monde où je vis, ce qu’il me procure et ce qu’il m’impose : le soleil sur la neige, le bureau le lundi, la révolution demain, les wagons-lits, les femmes du monde, le courage et le désespoir, les questions sans réponse, la guerre et la paix, l’attente, les triomphes, l’insuccès, l’amour, presque rien. Quel bonheur d’être au monde ! et que tout nous soit donné !.

Du côté de chez Jean - Jean d'Ormesson

 

Suprêmement bienveillants, plus redoutables que le plus atroce bourreau, ces éternels et parfaits gardiens du genre humain vous enlevaient jusqu'à la liberté du désespoir.

Les humanoides, jack williamson, édition presses pocket, coll. science-fiction n° 5284, 1988, chap. 15, p. 139 - les humanoides, 1948 - Jack Williamson